Repairathon de smartphones et sobriété numérique

Les 25 et 26 sept. 2019, Frédéric Bordage, fondateur de la communauté Green IT intervenait à l’occasion de 2 événements consacrés à la sobriété numérique. Ce même 25 sept., l’association Electrocycle d’une part réalisait un second repairathon avec les collaborateurs d’Axa Go. Et, d’autre part, en coulisse, organisait avec Uniscite, un futur repairathon 3, au bénéfice d’Emmaüs Connect.
C’est l’une des pistes de la sobriété numérique qui est exploitée lors des repairathons, celle du réemploi des ressources que constituent les 40 à 70 métaux nécessaires à la fabrication de smartphones. Ressources que le recyclage, au jour d’aujourd’hui, a bien du mal à récupérer puisque c’est à l’échelle atomique et en masse qu’il faudrait maintenant opérer pour les recycler. Dommage, puisque selon un représentant de la SCIC Commown, intervenu le 25 sept. lors du up campus « sobriété numérique », c’est sur une durée de… 242 ans qu’il faudrait raisonner pour minimiser l’impact écologique du smartphone !

Conscient d’oeuvrer au reemploi d’une ressource trop souvent gaspillée, la quinzaine de collaborateurs d’Axa Go a officié dans une atmosphère encore plus studieuse que lors du premier atelier de réparation des smartphones. Ils se sont ainsi, ensemble, avec l’aide de Rodolphe et Mohamed, penchés sur une trentaine de smartphones et ont réalisé un très bon travail. Nouveauté au regard du 1er repairathon, une dizaine d’appareils ont été désassemblés pour permettre de réparer les smartphones qui n’avaient pas de pièces détachées neuves. Au total, en cumulant les deux séances des 2 juillet et 25 sept., une vingtaine de smartphones ont pu ainsi être réparés. Un contrôle qualité sera nécessaire pour déterminer si les smartphones du second repairathon peuvent être remis en l’état à une structure de l’ESS.

A l’issu du repairathon, les collaborateurs d’Axa Go souhaiteraient pérenniser l’action en l’inscrivant dans une périodicité à définir. Une excellente nouvelle qui, nous l’espérons, permettra de faire avancer le financement d’une future étude-actions consacrée au réemploi des vieux smartphones. L’un de ses axes porterait sur le développement de l’économie de fonctionnalité.

Cyril Desmidt,
Le 30/09/2019

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