Rencontre d'Open Food Facts lors de l'Ubuntu Party des 24 et 25 mai 2014

Les 24 et 25 mai 2014 s’est tenue une nouvelle Ubuntu Party. Nous y retrouvions un certain nombre de compères. L’occasion aussi de découvrir d’anciens ou de nouveaux projets autour du libre et de l’open source. Nous avons pu rencontrer Stéphane, fondateur de Open Food Facts. Qu’est-ce que le projet Open Food facts ? Quelle(s) lien(s) possible(s) avec le projet D3E ?

Open Food Facts ?

Le meilleur moyen de ne pas déformer les propos d’une personne, c’est encore de la laisser présenter elle-même son projet. Sa tombe bien, Stéphane a justement eu l’occasion d’être interviewé il y a quelques temps lors d’une autre manifestation du libre. Morceaux choisis :
« Open Food Facts, c’est une sorte de Wikipédia pour les produits alimentaires. Donc c’est une base de données dans laquelle on va mettre toutes les informations qu’il y a sur les étiquettes des produits, c’est-à-dire les ingrédients, la composition nutritionnelle, mais aussi les différents labels… »
« Alors ce qu’on fait aussi, la première utilité, c’est de faire une sorte de décryptage des étiquettes. »
« On fonctionne en fait comme Wikipédia ou comme OpenStreetMap, en crowdsourcing, en demandant aux gens de prendre des photos des emballages. Ils prennent les ingrédients, la composition nutritionnelle ; moi derrière, j’essaye de faire de la reconnaissance automatique de caractères pour qu’ils n’aient pas besoin de retaper la longue liste d’ingrédients et on met tout ça en ligne avec un identifiant qui est le code barre. »

Utiliser le code barre comme identifiant … C’est aussi une idée que nous avions eu pour le wEEEki.

Un rapprochement d’open food facts avec le projet wEEEki ?

Petit rappel à ceux qui prendraient l’histoire du projet D3E en marche sans vouloir lire les articles précédents ou jetez un coup d’oeil au site http://assod3e.org .

Le projet D3E

Conscient qu’on est jamais aussi bien servi que par soi-même, votre serviteur décida de s’intéresserez aux déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE ou D3E). L’objectif était de mieux appréhender le phénomène d’obsolescence des équipements électriques et électroniques afin de proposer des solutions pragmatiques et accessibles aux non spécialistes [un peu concernés par les problèmes environnementaux].
L’idée de départ consistait à proposer un système d’information entre lieux de collecte d’équipements électriques & électroniques (EEE) et lieux de réappropriation des savoirs et des techniques.

Le sous-ensemble « wEEEki » à l’intérieur du système D3E

Le wEEEki est un élément de ce dispositif. C’est à dire une base de connaissances autour des EEE identifiant des EEE, ses sous-ensembles (ou pièces détachées) et des réutilisations possibles. Le tout sous licence libre.
Les ateliers démontage/inventaire à la rockette-libre avaient pour objet de rendre concret un prototype de bases de connaissances avec l’aide de quelques membres d’hackerspaces.
Le projet D3E étant intégralement autofinancé par les maigres cotisations des membres d’Electrocyle, l’Asso D3E, il était hors de question de développer en interne une ou plusieurs applications informatiques. Nous avons donc testé quelques logiciels libres et open source. Il y eut Pmb, puis media wiki, commons.wikimedia.org et enfin un plugin de wordpress.
Le constat que nous avions pu faire était le suivant. Malgré un fort intérêt pour disposer d’une telle base, et une bonne participation en présentiel, les contributeurs on line étaient très très réduits.
La faute à l’absence d’un outil participatif bien adapté ?

Et si l’utilisation de l’outil développé par Stéphane et adapté aux EEE permettait une hausse des contributeurs du projet D3E et une amélioration dans la gestion et le traitement des D3E ?
Tester un « open D3E facts » dérivé d’open food facts répondrait à cette question…

CD
le 29/05/2014

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