Atelier démontage/inventaire d’un appareil photo au Summer Lab de Nantes

Les ateliers de démontage/inventaire d’équipements électriques et électroniques initiés à la Rockette Libre s’opèrent dans un certain contexte. En effet, réalisés dans les locaux d’une ressourcerie, nul besoin de s’inquiéter du devenir des pièces détachées après le démontage. Par ailleurs, il s’agit d’ateliers de sensibilisation et finalement l’objectif n’est pas temps d’inventorier les sous ensembles de l’équipement que de prendre prétexte d’un démontage pour proposer une discussion sur cet équipement, la technique ou la technologie en général et la problématique des D3E.
La tenue d’un atelier démontage/inventaire lors du Summer Lab de Nantes fut particulièrement intéressante puisqu’il permis de partir sur d’autres pistes en vue de proposer une méthodologie de démontage/inventaire tout en image.

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D3E au Summer Lab de Nantes

Du 8 au 14 juillet 2013 s’est tenu le Summer Lab de Nantes organisé par l’association PiNG en partenariat avec l’ENSA. PiNG, comme il est précisé sur http://www.pingbase.net/wordpressfr/ping/projet-associatif , « explore les pratiques numériques et invite à la réappropriation des technologies. A la fois espace de ressources, d’expérimentation et atelier de fabrication numérique (Fablab), l’association développe son projet autour de la médiation, la pédagogie, l’accompagnement et la mise en réseau des acteurs. »
En quoi consistait le Sumer Lab et quelles rencontres intéressantes y avons nous faites ?

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Appel à participation au projet wEEEki

Vendredi 31 mai 2013 s’est tenu à la Rockette Libre un atelier wEEEki/D3E. Le descriptif annoncé était celui-ci.

Qu’a-t-on fait en réalité ? Où en est le projet wEEEki ? Que faire si ce projet vous intéresse ?

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Séance de hacks en abyme le vendredi 31 mai à la Rockette Libre

La mise en abyme « est un procédé consistant à représenter une œuvre dans une œuvre du même type, par exemple en incrustant une image en elle-même« . (Wikipédia) Le hack en abyme pourrait être un procédé consistant à détourner une oeuvre de l’esprit dans une oeuvre du même type. Ci-dessous, un exemple avec le projet de « ressourcerie virtuelle de déchets d’équipements électriques et électroniques » et une invitation pour l’expérimenter.

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Hacks en série lors du Bellastock 2013

Chaque année depuis 2006, se tient un festival un peu particulier. Des étudiants en architecture avec parfois quelques urbanistes, des paysagistes… se réunissent pour expérimenter pendant quelques jours l’autoconstruction avec des matériaux de récupération. Cette année, après un changement de dernière minute pour des raisons de sécurité, c’est à Maisse dans l’Essonne que s’est tenu le Bellastock 2013 « Greenwashing » avec pour thème l’architecture et les plantes.

En prenant possession du terrain mis à disposition par un particulier, la priorité c’était, pour les 1000 participants Bellastock, d’avoir un toit sur la tête à cause de la pluie me disait le dimanche 19 mai, à l’occasion des portes ouvertes, mon Guide Simon. Le résultat était véritablement très impressionnant. On pouvait voir des abris singuliers créés par des équipes de 5 personnes. Les caractéristiques communes étaient l’utilisation de gaules de chataigner, de la ficelle en sisal,  quelques palettes au sol et une couverture étanche apportée par les participants. On trouvait également des infrastructures collectives comme un dortoir pour le staff, une scène, une cuisine, des toilettes sèches et une grande douche. Bref, un authentique village éphémère composé de structures entièrement naturelles mais parfaitement fonctionnelles. Nos apprentis architectes ont manifestement un sens de la débrouille et du détournement très développé.

Quel rapport avec Electrocycle-l’Asso D3E me direz-vous ? Des « glaneuses », installations lumineuses réalisées à partir de skydomes récupérés sur un site en démolition l’année dernière, fournissaient au village la lumière électrique dont il avait besoin. Bel exemple parmi d’autres de ce que peut-être le détournement d’un objet pour en faire autre chose. Du hacking donc ! « Dans un sens large, le hacking concerne les activités visant à détourner un objet de sa fonction première. Le hacking a pour fonction de résoudre ou d’aider à résoudre des problèmes, et cela dans de nombreux domaines. » dixit wikipédia.
Ces réalisations n’ont pu être possibles que grâce à une solide organisation mêlant identification de sources de récup’ et logistique. Une organisation qui pourrait encore être optimisée les prochaines années par un système d’information intégrant de la cartographie. Un chantier qui s’intégrerait dans les réalisations en cours d’Electrocycle-l’Asso D3E ayant pour objet de fédérer un certain nombre d’acteurs de la récup’ d’équipements électriques et électroniques afin d’améliorer le réemploi et la réutilisation des D3E ?

Le 29/5/2013
CD – CL

Baptème du Mozilab, un nouveau lieu d'intelligence collective, le 13 juin 2013

Le 15 juin sera inauguré la boutique de la Collecterie à Montreuil. Un peu avant, c’est un nouveau lieu de résilience et d’intelligence collective qui aura vu officiellement le jour, le Mozilab. Le mois de juin sera donc particulièrement faste pour Montreuil, ville en Transition.
Electrocycle-l’Asso D3E avait rencontré précédemment, Nicolas de la Collecterie. C’est guidé par Laétitia et en compagnie de Philippe et Jean-Baptiste que nous avons découvert ce futur nouveau lieu. Quelles sont les grandes lignes du projet ? De quoi aurait-il besoin ?

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Hacker les repair-cafés ?

Le projet de ressourcerie virtuelle de D3E fut lancé (fin 2011) pour améliorer la réutilisation et le réemploi des équipements électriques et électroniques. Electrocycle-l’Asso D3E, par la mise en relation, souhaite développer les synergies d’acteurs identifiés (ou pas), intervenant dans le domaine des déchets d’équipements électriques & électroniques. Cet article s’intéresse à la relation éventuelle de deux de ces acteurs. Il interroge sur leur complémentarité et le regard probable des professionnels de la réparation vis à vis d’amateurs.

« Réparer ensemble, c’est l’idée des Repair Cafés ; des rencontres ouvertes à tous dont l’entrée est libre. Outils et matériel sont disponibles là où est organisé le Repair Café, pour faire toutes les réparations possibles et imaginables. Vêtements, meubles, appareils électriques, bicyclettes, vaisselle, objets utiles, jouets, et autres. Des experts en la matière sont aussi au rendez-vous, électriciens, couturières, menuisiers, réparateurs de bicyclettes.
On y apporte les choses en mauvais état qu’on a chez soi. Et on se met à l’ouvrage avec les gens du métier. Il y a toujours quelque chose à apprendre au Repair Café. Qui n’a rien à réparer, prend un café ou un thé. Ou aide à réparer quelque chose appartenant à un autre. On peut toujours aussi y trouver des idées à la table de lecture, proposant des ouvrages sur la réparation et le bricolage. » C’est ainsi que sont présentés les repair-cafés ou repar’ café ou répare café… sur le site http://www.repaircafe.fr/ .
Les hackers s’occupent, en général, plus du comment fonctionnent les choses que de l’apparence. Les hackerspaces, lieux où l’on trouve des hackers, font du « Do it Yourself » (DIY) – en français, « fait le toi-même » – une pierre angulaire de leur fonctionnement.
Peut-on concilier repair cafés et hackerspaces ? Sans doute si l’on fait du hacking dans les repair cafés, mais en fait-on ?

Il y a la théorie, les idées généreuses et … la pratique. Il peut y avoir divergence entre la manière dont sont présentés les répair cafés et celle dont ils fonctionnent ou fonctionneront.
Les motivations des publics des repairs cafés sont d’au moins deux ordres. Il peut s’agir pour la personne soit d’économiser sur le prix d’une réparation, soit d’apprendre pourquoi son objet ne fonctionne plus ou comment le réparer. Bien sûr, ces motivations sont souvent mêlées. Mais contrairement à ce que l’on pourrait croire, elles sont parfois antagonistes. Pour certaines réparations, on peut arriver à dépenser beaucoup plus d’argent si l’on décide de réparer les choses soi-même qu’en passant par un professionnel (lorsque le choix est possible). On ne dépense d’ailleurs pas seulement de l’argent mais aussi du temps et comme d’après le dicton, le temps c’est de l’argent, le DIY peut revenir très cher.
Toutes les personnes allant dans un repair café sont-elles prêtes à « perdre » du temps pour un résultat qui pour prix de sa gratuité est aléatoire ? Beaucoup ne se posent pas cette question et croient pouvoir bénéficer d’une prestation de service gratuite.

On ne s’improvise pas électricien, chimiste … et certains réparateurs professionnels se montrent assez circonspects par rapport à des pratiques amateurs. D’autant que lorsque l’on touche, par exemple, à des équipements électriques et électroniques, les risques peuvent parfois être mortels. Un assureur n’aurait pas à faire beaucoup d’efforts d’imagination pour doucher votre entousiasme. Quid, si un incendie se déclenche provoqué par un grille pain ayant fait l’objet d’une intervention dans un repair café ?
N’imaginez pas pouvoir bénéficier d’une garantie gratuite, c’est en effet là, l’un des intérêts, en plus de son savoir-faire, de recourir à un professionnel.
Ne vous faîtes pas non plus d’illusions sur la réparabilité de certains produits. Le degré de technicité de certains équipements est parfois tel que la réparation est tout simplement impossible. C’est d’ailleurs ce constat qui a poussé notre association à privilégier la piste de la réutilisation de pièces détachées pour faire autre chose dans le cadre du mouvement dit du « matériel libre » plutôt que la réparation.

Que conclure sur l’idée d’alliance entre hackerspace(s) et repair café(s) ?
La vie est faite d’aléas où le risque zéro n’existe pas. Les Hackers ont intégré cet état de fait et assument liberté (de faire ou pas) et responsabilité de leurs actes. Un usager des repair cafés est-il prêt à se prendre en charge, à accepter les risques de « perdre » du temps, à s’intéresser plus à la maîtrise des outils et de la technique donc au hacking qu’à sa réparation ?
Cette question renvoie à la problématique de la fonction des repairs café. Sont-ils ou seront-ils des lieux de (ré)appropriation de savoirs et des techniques ou des lieux de réparation au rabais donnant lieu à des prestations complémentaires commerciales ? On peut sans doute déjà imaginer une réponse entre les deux. Les hackerspaces franciliens seront-ils prêts à rentrer dans cette zone grise ? Si l’on distingue fablabs et hackerspaces, ne nous dirigerons-nous pas plutôt vers une alliance Fablab-Repair Cafés que Hackerspace-Repair Cafés ?

CD
17/05/2013

Hacker les fablabs ?

Parinux propose une synthèse intéressante sur les hacklabs. Un mot qui place sous une même étiquette hackerspaces, fablabs, open ateliers.. Mais est-ce la même chose ? Après avoir rencontré

quelques hackers, makers, bricoleurs, bidouilleurs franciliens … depuis un peu plus d’un an et demi j’apporterai une réponse nuancée. Ca dépend !

En effet, pour beaucoup de hackers, qualifier leur hackerspace de fablab relèverait presque de l’insulte. Pourquoi ? Un hackerspace, c’est avant tout des gens, une communauté qui partage un certain nombre de valeurs (l’éthique) centrées sur le « libre », le partage des connaissances, le DIY (do it yourself), le

hack c’est à dire le détournement des outils ou des usages ainsi que la gratuité.
Des gens donc, qui se retrouvent dans un lieu, le hackerspace pour faire des projets n’ayant pas nécessairement une finalité précise et/ou pour parler entre pairs.
Le lieu est généralement peu pérenne, quelque fois squaté ou bénéficiant

d’un bail précaire. Il n’a souvent, du moins matériellement, que peu de moyens. L’argent n’y a guère bonne presse et l’on trouve plus de dilettantes – ou du moins se revendiquant comme tel – que d' »experts ».
Naturellement, certains ne seront pas d’accord avec cette description. Peu importe, il n’existe de toute facon pas un hackerspace mais des hackerspaces ayant certaines caractéristiques propres liées essentiellement aux gens qui y évoluent.

Un fablab, c’est plus institutionnel, c’est-à-dire nettement moins underground, avec plus de moyens et où la réflexion sur le business économique affleure quant elle n’est pas au fondement même de l’existence du lieu. Un lieu où l’on fait de l’innovation souvent in fine à vocation commerciale. On y est relaxe, détendu, ambiance co-working, mais au revoir le dilettante et bonjour l’expert en devenir, fier entrepreneur portant haut les couleurs nationales.
C’est aussi plus… industriel avec ses listes de machines officielles souvent payées rubis sur l’ongle et une charte des Fablabs parfois respectée et appliquée, parfois pas. Là encore, certains diront que la description n’est pas exacte. Le meilleur moyen de se faire son opinion c’est de tester ! Les plus téméraires découvriront peut-être que ces lieux sont parfois hantés par les mêmes personnes ?

Actuellement en cette période dite de crise, un vent fort souffle en faveur du Fablab. Les Fablabs fleurissent un peu partout en France y compris en Ile de France. Le Fablab de Montreuil est par exemple annoncé pour juin. A contrario, c’est la bérézina pour nombre de hackerspaces franciliens (pourtant peu nombreux). L’expulsion du TmpLab, de la Blackboxe voire du Loop et de la Rockette Libre serait annoncée dans les mois qui viennent. Alors, peut-on imaginer hacker les fablabs en y instillant l’éthique hacker et en y plaçant les quelques machines des hackerspaces qui pourraient se retrouver sdf afin de les sécuriser ?

le 11/05/2013
Mis à jour le

21/06/2013
CD

Vers des ateliers de reconditionnement informatique en DIY à l'EPN de Paris XIIe ?

Le centre social, relais 59, situé à Paris, dans le XIIe arrondissement, héberge notamment un espace public numérique (EPN). C’est l’@nnexe, proche de la Gare de Lyon. Cet EPN a la particularité d’utiliser 100 % de logiciels libres. Il est par ailleurs en train de mettre en place un jardin collectif qui comportera des plantes d’agréments et dans la mesure du possible des comestibles. Ce jardin fonctionnera en mode incredible-edible à partir de récup’ et réalisera son propre compost. Un candidat sérieux à l’agriculture urbaine donc.

Electrocycle, l’Asso D3E tente d’améliorer la mise en relation entre les lieux de collecte de D3E et les lieux de (ré)appropriation des savoirs et des techniques. Les EPN sont des lieux d’appropriation des savoirs. D’ailleurs dans un article découvert postérieurement à la visite de l’@nnexe, il semble qu’il y ait des réflexions en cours sur leur transformation vers un modèle Fablab : http://nod-a.com/2013/01/epnfablab/ . L’@nnexe a d’ailleur pris un peu d’avance avec son fabulab.
Les EPN sont aussi potentiellement des lieux où l’on pourrait collecter des D3E. Cet EPN en particulier envisageait de mettre en place des ateliers de reconditionnement informatique pour ses publics. Il y avait matière à discussion pour déterminer ce qu’il serait possible de réaliser ensemble.

Les discussions avec Yann ainsi qu’avec Stéphane furent passionnantes. Nous avons évoqués nos projets respectifs, leur souhait d’accueillir des install party, leur grande ouverture à l’égard des associations. Nous avons plus particulièrement réfléchi à la possibilité de mettre en place, sans doute vers juillet 2013, des ateliers de reconditionnement informatique à destination des publics de l’EPN et sous un mode « fait le toi-même » (DIY) mais avec de l’aide donc vraisemblablement plus sous une forme, faisons-le ensemble (Do it together). Des ateliers qui pourraient être extrêmement complémentaires des ateliers démontage/inventaire réalisés au sein de la Rockette Libre.
Le reconditionnement n’étant pas notre spécialité, nous avons proposé de parler de ce projet avec des structures rencontrées au cours de la conduite du projet sur les D3E. Ce fut chose faite, un peu plus tard dans la journée, lorsque nous avons pu revoir Jerry. Justine et Emilien, membres de ce collectif se sont montrés extrêmement intéressés par ce projet. Ils passeront sans doute prochainement pour découvrir l’@nnexe. Nous poursuivrons notre travail d’infomédiateur dans les semaines à venir notamment auprès de la Petite Rockettequi avait initialement un projet assez similaire et d’Emmabuntüs qui propose un système d’exploitation libre rendant une nouvelle jeunesse à de vieux PC.

le 10/05/2013
CD

Plug on Pmb & Web radio, futures nouveautés du projet wEEEki ?

Depuis le 16 novembre 2012, cinq ateliers démontage/inventaire d’équipements électriques et électroniques se sont succédés à la Rockette Libre. Comment fonctionnent ces ateliers ? Quelles leçons en tirer ? Quelles futures évolutions ?

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