Hacks en série lors du Bellastock 2013

Chaque année depuis 2006, se tient un festival un peu particulier. Des étudiants en architecture avec parfois quelques urbanistes, des paysagistes… se réunissent pour expérimenter pendant quelques jours l’autoconstruction avec des matériaux de récupération. Cette année, après un changement de dernière minute pour des raisons de sécurité, c’est à Maisse dans l’Essonne que s’est tenu le Bellastock 2013 « Greenwashing » avec pour thème l’architecture et les plantes.

En prenant possession du terrain mis à disposition par un particulier, la priorité c’était, pour les 1000 participants Bellastock, d’avoir un toit sur la tête à cause de la pluie me disait le dimanche 19 mai, à l’occasion des portes ouvertes, mon Guide Simon. Le résultat était véritablement très impressionnant. On pouvait voir des abris singuliers créés par des équipes de 5 personnes. Les caractéristiques communes étaient l’utilisation de gaules de chataigner, de la ficelle en sisal,  quelques palettes au sol et une couverture étanche apportée par les participants. On trouvait également des infrastructures collectives comme un dortoir pour le staff, une scène, une cuisine, des toilettes sèches et une grande douche. Bref, un authentique village éphémère composé de structures entièrement naturelles mais parfaitement fonctionnelles. Nos apprentis architectes ont manifestement un sens de la débrouille et du détournement très développé.

Quel rapport avec Electrocycle-l’Asso D3E me direz-vous ? Des « glaneuses », installations lumineuses réalisées à partir de skydomes récupérés sur un site en démolition l’année dernière, fournissaient au village la lumière électrique dont il avait besoin. Bel exemple parmi d’autres de ce que peut-être le détournement d’un objet pour en faire autre chose. Du hacking donc ! « Dans un sens large, le hacking concerne les activités visant à détourner un objet de sa fonction première. Le hacking a pour fonction de résoudre ou d’aider à résoudre des problèmes, et cela dans de nombreux domaines. » dixit wikipédia.
Ces réalisations n’ont pu être possibles que grâce à une solide organisation mêlant identification de sources de récup’ et logistique. Une organisation qui pourrait encore être optimisée les prochaines années par un système d’information intégrant de la cartographie. Un chantier qui s’intégrerait dans les réalisations en cours d’Electrocycle-l’Asso D3E ayant pour objet de fédérer un certain nombre d’acteurs de la récup’ d’équipements électriques et électroniques afin d’améliorer le réemploi et la réutilisation des D3E ?

Le 29/5/2013
CD – CL

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