Electrocycle, l'Asso D3E présente à l'AG du CNIID et acteur du zéro waste

Le 1er février s’est tenue, à Bobigny, la journée pour le lancement d’un mouvement national « Zero Waste » en France. Nous, Electrocycle, asso du déchet d’équipement électrique & électronique, y étions. En plus d’assister aux conférences et de réseauter, nous avions profité de l’événement pour signer l’appel Zéro Waste et renouveler notre adhésion pour 2013 à la « Coordination » pilotée par le Cniid (Centre National de l’Information Indépendante sur les Déchets). Nous sommes en effet signataire de la Charte pour la réduction des déchets à la source depuis 2012 (date de notre naissance officielle en tant qu’association loi 1901).

Notre association étant membre du CNIID en ayant renouvelé son soutien lors du 1er février, nous avons répondu présent pour son/notre AG qui s’est tenue samedi 1er mars.

Le programme était copieux et l’ensemble de la programmation s’est déroulée sans accroc. Un grand bravo pour l’organisation à la petite équipe salariée du CNIID : Amèle, Delphine, Flore, Laura, et, récemment arrivé, Edouard.

Un compte rendu sera sans doute prochainement disponible. Un retour rapide sur des points qui nous ont particulièrement intéressés : Cniidothèque, AG, Séance de brainstorming Zéro Waste.

La Cniidothèque, nouvel outil d’information … pour action ?

Notons d’abord que, la Cniidothèque a officiellement été lancée. C’est une base de données catalographique accessible aux adhérents, qui leur est a priori exclusivement destinée, et qui, si les souhaits de Delphine sont entendus devra être alimentés par eux.

D’expérience, pour avoir eu l’occasion de proposer un outil similaire auprès de personnes non formées, en ayant, il faut le reconnaître détourner son usage premier et sur une base d’utilisateurs potentiels très réduits, ce fut pour Electrocycle, un échec. Mais l’issue pour le CNIID dans un contexte différent sera peut-être plus heureuse ? Nous proposerons en tout cas nos quelques lumières sur cette question de l’appropriation d’un outil documentaire par des catalogueurs amateurs.

Pour l’heure, nous avons répondu à l’appel de Delphine en demandant un identifiant/mot de passe afin de tester le système. A l’issu de ces tests, nous proposerons un rendez-vous pour faire un retour orale sur cet outil et faire part de nos futures remarques que nous espérons constructives.

L’adhésion au CNIID, entre ouverture et viabilité financière

Ensuite, autre moment fort dans l’après-midi, l’Assemblée Générale du CNIID. Dans la matinée, l’action du CNIID pour l’année 2013 avait été développée. L’AG proprement dite était plus formelle. Un point à tout particulièrement retenu notre attention. L’enjeu était celui du prix de la cotisation qui renvoie à la pérennité économique qui semble être opposée – du moins dans certains esprits – à une plus large ouverture de l’association. Il est révélateur de manières de voir et de positionnements différents entre adhérents du CNIID.

Les débats ont porté sur le maintien d’un prix fixe ou la proposition d’un prix libre (voire avec un « prix conseillé »). Les arguments en présence étaient ceux-ci.

a. Pour le maintien du prix

  • Nécessité de rester indépendant financièrement de l’Etat ou d’autres structures grâce aux cotisations des membres fixées à 36 euros.
  • Eviter de prendre des risques sur l’équilibre financier juste après le lancement de Zéro Waste et au moment où un nouveau salarié a été engagé – et dont le poste serait à pérenniser.

b. Pour la mise en place d’un prix libre :

  • Permettre à de nouveaux membres de découvrir le CNIID sans la barrière du prix avec l’espoir de les fidéliser, d’avoir plus de nouveaux membres et in fine plus de recettes.
  • Développer les capacités d’actions du CNIID à travers un nombre plus important de membres. Pallier ainsi les moyens financiers réduits grâce à l’engagement citoyen des membres bénévoles.
  • Favoriser la légitimité du CNIID vis à vis des institutions au regard du nombre de ses adhérents (particuliers et associations)

Conclusion, les abstentionnistes ont fait la différence …. Refuser de se prononcer, c’était favoriser le maintien de la cotisation actuelle.

Zéro Waste : mettre du contenu à une accroche publicitaire ?

Enfin, suite de la journée de lancement du mouvement Zéro Waste en France. « Zero Waste est une démarche positive pour aller vers une société zéro gaspillage et zéro déchets, qui suppose la participation de toutes les composantes de la société« . in Zero waste France.

Porté par le Cniid, l’engouement autour de ce mouvement a entraîné une réflexion sur la nécessité ou pas de créer une structure juridique ad hoc pour notamment se doter de moyens financiers en rapport avec les ambitions du projet. A minima, il serait question de retoquer les statuts du Cniid pour les mettre à jour notamment, c’est l’idée que nous avons suggéré, en pensant l’articulation Cniid, Coordination et Zéro Waste. Ces réflexions font échos à celles de notre association qui souhaite lancer une communauté du D3E autonome et autogérée distincte de l’Asso D3E : Electrocycle, la communauté D3E dont la « colonne informationnelle » [// colonne vertébrale] reposerait sur un réseau social dors et déjà installé et fonctionnel sur assod3e.org .

Au delà de l’effet d’annonce et des mots « in English » que certains n’apprécient pas [d’où une proposition d’ajouter un sous-titre comme par ex. « Rejoignez la communauté du zéro déchet et du zéro gaspillage » pour satisfaire francophile et anglophone] quel contenu pour ce mouvement national autour du zéro gaspillage et zéro déchet ?

Les ateliers du soir en petits groupes avaient pour ambitions de libérer les imaginaires en laissant la place aux rêves avant de s’attaquer au cours des prochains mois à leurs réalisations. Proche des milieux des faiseurs (makers, hackers, bidouilleurs…) l’un de nos messages fut de passer rapidement au faire et de laisser moins de place aux discours. Cela, juste après avoir rêvé que collectivement, nous soyons … moins bêtes. C’est à dire qu’une plus grande proportion de la population comprennent que les déchets sont les fruits de nos activités et d’un système. Et que, pour être, à peu prêt sûr, que les choses soit correctement faîtes, il valait dans un certain nombre de cas – quand cela était possible – le faire soi-même et privilégier les circuits courts ! Le plus important étant de comprendre comment globalement le système fonctionne au besoin en participant à sa simplification. L’objectif étant, par cet effort de compréhension du système, d’arriver à changer sa vision du déchet.

En résumé, comprendre le système, changer sa vision du déchet et réduire les déchets à la source voilà nous semble-t-il déjà de bonnes pistes pour apporter du contenu à Zéro Waste. Mais surtout, faire plutôt que dire ou laisser faire !!!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *