Caches de farfadets pour téléphones portables

Le meilleur moyen pour isoler un équipement électrique & électronique, c’est une cage de faraday. Onéreuse et compliquée à mettre en œuvre, les esprits malicieux rassemblés à la ressourcerie de la petite rockette lors de la programmation de la rockette libre du 17 avril 2015 ont uni leurs efforts pour imaginer d’autres dispositifs : les caches de farfadets !

Pourquoi ces expérimentations en vue de blinder un téléphone portable ? Quelles autres questions ont été posées lors des discussions du 17 avril ? Quels résultats ?

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Démontage et hack d'un écran plat LCD

ecran plat D3E

Victime : LG Flatron LCD 563LE
Matricule : 107KG04999
Etat : D3E (fabriqué en juillet 2001)
Symptôme : écran devient noir après quelles secondes allumés, causes possibles : bloc alimentation défectueux ou bloc « gestion affichage » défectueux.

petit nom

I/ Démontage !

On commence par se débarrasser du pied, une fois déposé nous pouvons voir que notre écran est alimenté en CC (Courant Continu) 12V et que la sortie est du VGA.

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Ensuite on dépose la plasturgie arrière. Premier constat l’écran est quasiment totalement isolé par une cage de faraday (les plaques de métal qui protège les cartes électroniques) seule la carte de commande est en dehors.

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On libère la carte principale, gestion de l’alimentation, et du signal (entre la carte de commande et les autres cartes (2 visibles par les câbles qui sortent de la carte principale)

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Extraction de la carte principale.

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Dépose de la plasturgie avant (avec la carte de commande).

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On libère l’écran de sa cage (de faraday).

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Nous voyons maintenant la carte de gestion de l’éclairage de l’écran. (à gauche)

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Voilà pour la partie démontage. A partir de là 2 choix de hacks s’offrent à nous, le premier est un détecteur d’interférence électromagnétique sommaire, le second est un éclairage basse consommation par récupération du système d’éclairage de l’écran.

II/ Hack 1 : Le détecteur de bruit électromagnétique !

Assez simple, la cage de faraday protège la carte de gestion de l’affichage du bruit électromagnétique ambiant. Pour transformer de façon sommaire notre écran en détecteur, il suffit de retirer la cage de faraday. Sans cage la carte de gestion de l’affichage affichera un fond blanc attaqué par le bruit.

La vidéo montre le bruit généré par la simple carte principale non isolée.

III/ Hack 2 : Eclairage basse consommation (12V XW)

On continue de démonter l’écran pour extraire, la carte principale, la carte d’éclairage et les deux fluotubes qui sont la source de lumière de l’écran.

On rebranche le tout, on met en série un ampèremètre  pour pouvoir calculer la consommation du dispositif.

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Le système pour fonctionner à besoin de 1,6A environ (plus les néons sont chaud moins le courant est élevé, comme un diesel plus il est chaud moins il consomme de carburant) pour un courant de 12V en continue. Nous avons donc ici une puissance consommée de :

P = U.I (P notre puissance en Watt, U notre tension en Volt (ici 12V) et I notre inténsité en Ampère (ici 1,6A)

P = 12 x 1,6 = 19W

En comparaison mon ampoule basse consommation consomme 26W et éclaire jaune. La lumière d’un fluotube est blanche. Et la puissance décroit en fonction de la température des tubes, de 1,69A au démarrage à 1,45A en régime stationnaire (soit une puissance de 17,4W).

De plus la carte principale consomme pour des fonctionnalités qui ne sont plus utilisé (carte de commande, carte d’affichage, et gestion de la sortie vidéo), donc un système très certainement optimisable.

En conclusion, nous somme entre la LED et l’ampoule basse consommation.

Hacker les hackerspaces ?

« Un hackerspace, hacklab ou media hacklab est un lieu où des gens avec un intérêt commun (souvent autour de l’informatique, de la technologie, des sciences, des arts…) peuvent se rencontrer et collaborer. Les Hackerspaces peuvent être vus comme des laboratoires communautaires ouverts où des gens (les hackers) peuvent partager ressources et savoir« . Wikipedia

En 2013, nous évoquions le sort futur de certains hackerspaces et autre tiers lieux franciliens. Que sont-ils devenus ? Aurait-on besoin de les promouvoir ? Si oui, que faire pour les pérenniser et n’y a-t-il pas alors un risque de détournement ?

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Séance de hacks en abyme le vendredi 31 mai à la Rockette Libre

La mise en abyme « est un procédé consistant à représenter une œuvre dans une œuvre du même type, par exemple en incrustant une image en elle-même« . (Wikipédia) Le hack en abyme pourrait être un procédé consistant à détourner une oeuvre de l’esprit dans une oeuvre du même type. Ci-dessous, un exemple avec le projet de « ressourcerie virtuelle de déchets d’équipements électriques et électroniques » et une invitation pour l’expérimenter.

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Hacker les repair-cafés ?

Le projet de ressourcerie virtuelle de D3E fut lancé (fin 2011) pour améliorer la réutilisation et le réemploi des équipements électriques et électroniques. Electrocycle-l’Asso D3E, par la mise en relation, souhaite développer les synergies d’acteurs identifiés (ou pas), intervenant dans le domaine des déchets d’équipements électriques & électroniques. Cet article s’intéresse à la relation éventuelle de deux de ces acteurs. Il interroge sur leur complémentarité et le regard probable des professionnels de la réparation vis à vis d’amateurs.

« Réparer ensemble, c’est l’idée des Repair Cafés ; des rencontres ouvertes à tous dont l’entrée est libre. Outils et matériel sont disponibles là où est organisé le Repair Café, pour faire toutes les réparations possibles et imaginables. Vêtements, meubles, appareils électriques, bicyclettes, vaisselle, objets utiles, jouets, et autres. Des experts en la matière sont aussi au rendez-vous, électriciens, couturières, menuisiers, réparateurs de bicyclettes.
On y apporte les choses en mauvais état qu’on a chez soi. Et on se met à l’ouvrage avec les gens du métier. Il y a toujours quelque chose à apprendre au Repair Café. Qui n’a rien à réparer, prend un café ou un thé. Ou aide à réparer quelque chose appartenant à un autre. On peut toujours aussi y trouver des idées à la table de lecture, proposant des ouvrages sur la réparation et le bricolage. » C’est ainsi que sont présentés les repair-cafés ou repar’ café ou répare café… sur le site http://www.repaircafe.fr/ .
Les hackers s’occupent, en général, plus du comment fonctionnent les choses que de l’apparence. Les hackerspaces, lieux où l’on trouve des hackers, font du « Do it Yourself » (DIY) – en français, « fait le toi-même » – une pierre angulaire de leur fonctionnement.
Peut-on concilier repair cafés et hackerspaces ? Sans doute si l’on fait du hacking dans les repair cafés, mais en fait-on ?

Il y a la théorie, les idées généreuses et … la pratique. Il peut y avoir divergence entre la manière dont sont présentés les répair cafés et celle dont ils fonctionnent ou fonctionneront.
Les motivations des publics des repairs cafés sont d’au moins deux ordres. Il peut s’agir pour la personne soit d’économiser sur le prix d’une réparation, soit d’apprendre pourquoi son objet ne fonctionne plus ou comment le réparer. Bien sûr, ces motivations sont souvent mêlées. Mais contrairement à ce que l’on pourrait croire, elles sont parfois antagonistes. Pour certaines réparations, on peut arriver à dépenser beaucoup plus d’argent si l’on décide de réparer les choses soi-même qu’en passant par un professionnel (lorsque le choix est possible). On ne dépense d’ailleurs pas seulement de l’argent mais aussi du temps et comme d’après le dicton, le temps c’est de l’argent, le DIY peut revenir très cher.
Toutes les personnes allant dans un repair café sont-elles prêtes à « perdre » du temps pour un résultat qui pour prix de sa gratuité est aléatoire ? Beaucoup ne se posent pas cette question et croient pouvoir bénéficer d’une prestation de service gratuite.

On ne s’improvise pas électricien, chimiste … et certains réparateurs professionnels se montrent assez circonspects par rapport à des pratiques amateurs. D’autant que lorsque l’on touche, par exemple, à des équipements électriques et électroniques, les risques peuvent parfois être mortels. Un assureur n’aurait pas à faire beaucoup d’efforts d’imagination pour doucher votre entousiasme. Quid, si un incendie se déclenche provoqué par un grille pain ayant fait l’objet d’une intervention dans un repair café ?
N’imaginez pas pouvoir bénéficier d’une garantie gratuite, c’est en effet là, l’un des intérêts, en plus de son savoir-faire, de recourir à un professionnel.
Ne vous faîtes pas non plus d’illusions sur la réparabilité de certains produits. Le degré de technicité de certains équipements est parfois tel que la réparation est tout simplement impossible. C’est d’ailleurs ce constat qui a poussé notre association à privilégier la piste de la réutilisation de pièces détachées pour faire autre chose dans le cadre du mouvement dit du « matériel libre » plutôt que la réparation.

Que conclure sur l’idée d’alliance entre hackerspace(s) et repair café(s) ?
La vie est faite d’aléas où le risque zéro n’existe pas. Les Hackers ont intégré cet état de fait et assument liberté (de faire ou pas) et responsabilité de leurs actes. Un usager des repair cafés est-il prêt à se prendre en charge, à accepter les risques de « perdre » du temps, à s’intéresser plus à la maîtrise des outils et de la technique donc au hacking qu’à sa réparation ?
Cette question renvoie à la problématique de la fonction des repairs café. Sont-ils ou seront-ils des lieux de (ré)appropriation de savoirs et des techniques ou des lieux de réparation au rabais donnant lieu à des prestations complémentaires commerciales ? On peut sans doute déjà imaginer une réponse entre les deux. Les hackerspaces franciliens seront-ils prêts à rentrer dans cette zone grise ? Si l’on distingue fablabs et hackerspaces, ne nous dirigerons-nous pas plutôt vers une alliance Fablab-Repair Cafés que Hackerspace-Repair Cafés ?

CD
17/05/2013

Hacker les fablabs ?

Parinux propose une synthèse intéressante sur les hacklabs. Un mot qui place sous une même étiquette hackerspaces, fablabs, open ateliers.. Mais est-ce la même chose ? Après avoir rencontré

quelques hackers, makers, bricoleurs, bidouilleurs franciliens … depuis un peu plus d’un an et demi j’apporterai une réponse nuancée. Ca dépend !

En effet, pour beaucoup de hackers, qualifier leur hackerspace de fablab relèverait presque de l’insulte. Pourquoi ? Un hackerspace, c’est avant tout des gens, une communauté qui partage un certain nombre de valeurs (l’éthique) centrées sur le « libre », le partage des connaissances, le DIY (do it yourself), le

hack c’est à dire le détournement des outils ou des usages ainsi que la gratuité.
Des gens donc, qui se retrouvent dans un lieu, le hackerspace pour faire des projets n’ayant pas nécessairement une finalité précise et/ou pour parler entre pairs.
Le lieu est généralement peu pérenne, quelque fois squaté ou bénéficiant

d’un bail précaire. Il n’a souvent, du moins matériellement, que peu de moyens. L’argent n’y a guère bonne presse et l’on trouve plus de dilettantes – ou du moins se revendiquant comme tel – que d' »experts ».
Naturellement, certains ne seront pas d’accord avec cette description. Peu importe, il n’existe de toute facon pas un hackerspace mais des hackerspaces ayant certaines caractéristiques propres liées essentiellement aux gens qui y évoluent.

Un fablab, c’est plus institutionnel, c’est-à-dire nettement moins underground, avec plus de moyens et où la réflexion sur le business économique affleure quant elle n’est pas au fondement même de l’existence du lieu. Un lieu où l’on fait de l’innovation souvent in fine à vocation commerciale. On y est relaxe, détendu, ambiance co-working, mais au revoir le dilettante et bonjour l’expert en devenir, fier entrepreneur portant haut les couleurs nationales.
C’est aussi plus… industriel avec ses listes de machines officielles souvent payées rubis sur l’ongle et une charte des Fablabs parfois respectée et appliquée, parfois pas. Là encore, certains diront que la description n’est pas exacte. Le meilleur moyen de se faire son opinion c’est de tester ! Les plus téméraires découvriront peut-être que ces lieux sont parfois hantés par les mêmes personnes ?

Actuellement en cette période dite de crise, un vent fort souffle en faveur du Fablab. Les Fablabs fleurissent un peu partout en France y compris en Ile de France. Le Fablab de Montreuil est par exemple annoncé pour juin. A contrario, c’est la bérézina pour nombre de hackerspaces franciliens (pourtant peu nombreux). L’expulsion du TmpLab, de la Blackboxe voire du Loop et de la Rockette Libre serait annoncée dans les mois qui viennent. Alors, peut-on imaginer hacker les fablabs en y instillant l’éthique hacker et en y plaçant les quelques machines des hackerspaces qui pourraient se retrouver sdf afin de les sécuriser ?

le 11/05/2013
Mis à jour le

21/06/2013
CD

Un réseau social intégré avec de l'Open Access ?

Voa3r est un projet européen sur 3 ans piloté par l’Institut National de Recherche Agronomique (Inra). Il a donné lieu à une plateforme d’expertise dans les domaines de l’agriculture et de l’aquaculture développée en open-source.

Notre association a démandé s’il était possible d’utiliser ce logiciel. L’équipe projet de Voa3r a répondu positivement en nous fournissant documentation et logiciel.

Nous nous proposons progressivement de commencer sa personnalisation.
Pour l’instant, nous n’en sommes qu’à l’étape de découverte. Voa3r devenu provisoirement « Deer-Voa » est installé pour test sur le serveur d’un des membres du CA d’Electrocycle.

[A l’issu de différents tests, il a finalement été décidé de ne pas utiliser Voa3r et d’attendre d’avoir constituer un réseau de personnes intéressées par le projet D3E pour éventuellement relancer de nouveaux tests. Un projet de réseau social à partir de l’outil BuddyPress (extension de WordPress) est en cours.]

Dernière actualisation au 22/04/2014
CD