Baptème du Mozilab, un nouveau lieu d'intelligence collective, le 13 juin 2013

Le 15 juin sera inauguré la boutique de la Collecterie à Montreuil. Un peu avant, c’est un nouveau lieu de résilience et d’intelligence collective qui aura vu officiellement le jour, le Mozilab. Le mois de juin sera donc particulièrement faste pour Montreuil, ville en Transition.
Electrocycle-l’Asso D3E avait rencontré précédemment, Nicolas de la Collecterie. C’est guidé par Laétitia et en compagnie de Philippe et Jean-Baptiste que nous avons découvert ce futur nouveau lieu. Quelles sont les grandes lignes du projet ? De quoi aurait-il besoin ?

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Hacker les repair-cafés ?

Le projet de ressourcerie virtuelle de D3E fut lancé (fin 2011) pour améliorer la réutilisation et le réemploi des équipements électriques et électroniques. Electrocycle-l’Asso D3E, par la mise en relation, souhaite développer les synergies d’acteurs identifiés (ou pas), intervenant dans le domaine des déchets d’équipements électriques & électroniques. Cet article s’intéresse à la relation éventuelle de deux de ces acteurs. Il interroge sur leur complémentarité et le regard probable des professionnels de la réparation vis à vis d’amateurs.

« Réparer ensemble, c’est l’idée des Repair Cafés ; des rencontres ouvertes à tous dont l’entrée est libre. Outils et matériel sont disponibles là où est organisé le Repair Café, pour faire toutes les réparations possibles et imaginables. Vêtements, meubles, appareils électriques, bicyclettes, vaisselle, objets utiles, jouets, et autres. Des experts en la matière sont aussi au rendez-vous, électriciens, couturières, menuisiers, réparateurs de bicyclettes.
On y apporte les choses en mauvais état qu’on a chez soi. Et on se met à l’ouvrage avec les gens du métier. Il y a toujours quelque chose à apprendre au Repair Café. Qui n’a rien à réparer, prend un café ou un thé. Ou aide à réparer quelque chose appartenant à un autre. On peut toujours aussi y trouver des idées à la table de lecture, proposant des ouvrages sur la réparation et le bricolage. » C’est ainsi que sont présentés les repair-cafés ou repar’ café ou répare café… sur le site http://www.repaircafe.fr/ .
Les hackers s’occupent, en général, plus du comment fonctionnent les choses que de l’apparence. Les hackerspaces, lieux où l’on trouve des hackers, font du « Do it Yourself » (DIY) – en français, « fait le toi-même » – une pierre angulaire de leur fonctionnement.
Peut-on concilier repair cafés et hackerspaces ? Sans doute si l’on fait du hacking dans les repair cafés, mais en fait-on ?

Il y a la théorie, les idées généreuses et … la pratique. Il peut y avoir divergence entre la manière dont sont présentés les répair cafés et celle dont ils fonctionnent ou fonctionneront.
Les motivations des publics des repairs cafés sont d’au moins deux ordres. Il peut s’agir pour la personne soit d’économiser sur le prix d’une réparation, soit d’apprendre pourquoi son objet ne fonctionne plus ou comment le réparer. Bien sûr, ces motivations sont souvent mêlées. Mais contrairement à ce que l’on pourrait croire, elles sont parfois antagonistes. Pour certaines réparations, on peut arriver à dépenser beaucoup plus d’argent si l’on décide de réparer les choses soi-même qu’en passant par un professionnel (lorsque le choix est possible). On ne dépense d’ailleurs pas seulement de l’argent mais aussi du temps et comme d’après le dicton, le temps c’est de l’argent, le DIY peut revenir très cher.
Toutes les personnes allant dans un repair café sont-elles prêtes à « perdre » du temps pour un résultat qui pour prix de sa gratuité est aléatoire ? Beaucoup ne se posent pas cette question et croient pouvoir bénéficer d’une prestation de service gratuite.

On ne s’improvise pas électricien, chimiste … et certains réparateurs professionnels se montrent assez circonspects par rapport à des pratiques amateurs. D’autant que lorsque l’on touche, par exemple, à des équipements électriques et électroniques, les risques peuvent parfois être mortels. Un assureur n’aurait pas à faire beaucoup d’efforts d’imagination pour doucher votre entousiasme. Quid, si un incendie se déclenche provoqué par un grille pain ayant fait l’objet d’une intervention dans un repair café ?
N’imaginez pas pouvoir bénéficier d’une garantie gratuite, c’est en effet là, l’un des intérêts, en plus de son savoir-faire, de recourir à un professionnel.
Ne vous faîtes pas non plus d’illusions sur la réparabilité de certains produits. Le degré de technicité de certains équipements est parfois tel que la réparation est tout simplement impossible. C’est d’ailleurs ce constat qui a poussé notre association à privilégier la piste de la réutilisation de pièces détachées pour faire autre chose dans le cadre du mouvement dit du « matériel libre » plutôt que la réparation.

Que conclure sur l’idée d’alliance entre hackerspace(s) et repair café(s) ?
La vie est faite d’aléas où le risque zéro n’existe pas. Les Hackers ont intégré cet état de fait et assument liberté (de faire ou pas) et responsabilité de leurs actes. Un usager des repair cafés est-il prêt à se prendre en charge, à accepter les risques de « perdre » du temps, à s’intéresser plus à la maîtrise des outils et de la technique donc au hacking qu’à sa réparation ?
Cette question renvoie à la problématique de la fonction des repairs café. Sont-ils ou seront-ils des lieux de (ré)appropriation de savoirs et des techniques ou des lieux de réparation au rabais donnant lieu à des prestations complémentaires commerciales ? On peut sans doute déjà imaginer une réponse entre les deux. Les hackerspaces franciliens seront-ils prêts à rentrer dans cette zone grise ? Si l’on distingue fablabs et hackerspaces, ne nous dirigerons-nous pas plutôt vers une alliance Fablab-Repair Cafés que Hackerspace-Repair Cafés ?

CD
17/05/2013

Hacker les fablabs ?

Parinux propose une synthèse intéressante sur les hacklabs. Un mot qui place sous une même étiquette hackerspaces, fablabs, open ateliers.. Mais est-ce la même chose ? Après avoir rencontré

quelques hackers, makers, bricoleurs, bidouilleurs franciliens … depuis un peu plus d’un an et demi j’apporterai une réponse nuancée. Ca dépend !

En effet, pour beaucoup de hackers, qualifier leur hackerspace de fablab relèverait presque de l’insulte. Pourquoi ? Un hackerspace, c’est avant tout des gens, une communauté qui partage un certain nombre de valeurs (l’éthique) centrées sur le « libre », le partage des connaissances, le DIY (do it yourself), le

hack c’est à dire le détournement des outils ou des usages ainsi que la gratuité.
Des gens donc, qui se retrouvent dans un lieu, le hackerspace pour faire des projets n’ayant pas nécessairement une finalité précise et/ou pour parler entre pairs.
Le lieu est généralement peu pérenne, quelque fois squaté ou bénéficiant

d’un bail précaire. Il n’a souvent, du moins matériellement, que peu de moyens. L’argent n’y a guère bonne presse et l’on trouve plus de dilettantes – ou du moins se revendiquant comme tel – que d' »experts ».
Naturellement, certains ne seront pas d’accord avec cette description. Peu importe, il n’existe de toute facon pas un hackerspace mais des hackerspaces ayant certaines caractéristiques propres liées essentiellement aux gens qui y évoluent.

Un fablab, c’est plus institutionnel, c’est-à-dire nettement moins underground, avec plus de moyens et où la réflexion sur le business économique affleure quant elle n’est pas au fondement même de l’existence du lieu. Un lieu où l’on fait de l’innovation souvent in fine à vocation commerciale. On y est relaxe, détendu, ambiance co-working, mais au revoir le dilettante et bonjour l’expert en devenir, fier entrepreneur portant haut les couleurs nationales.
C’est aussi plus… industriel avec ses listes de machines officielles souvent payées rubis sur l’ongle et une charte des Fablabs parfois respectée et appliquée, parfois pas. Là encore, certains diront que la description n’est pas exacte. Le meilleur moyen de se faire son opinion c’est de tester ! Les plus téméraires découvriront peut-être que ces lieux sont parfois hantés par les mêmes personnes ?

Actuellement en cette période dite de crise, un vent fort souffle en faveur du Fablab. Les Fablabs fleurissent un peu partout en France y compris en Ile de France. Le Fablab de Montreuil est par exemple annoncé pour juin. A contrario, c’est la bérézina pour nombre de hackerspaces franciliens (pourtant peu nombreux). L’expulsion du TmpLab, de la Blackboxe voire du Loop et de la Rockette Libre serait annoncée dans les mois qui viennent. Alors, peut-on imaginer hacker les fablabs en y instillant l’éthique hacker et en y plaçant les quelques machines des hackerspaces qui pourraient se retrouver sdf afin de les sécuriser ?

le 11/05/2013
Mis à jour le

21/06/2013
CD

Vers des ateliers de reconditionnement informatique en DIY à l'EPN de Paris XIIe ?

Le centre social, relais 59, situé à Paris, dans le XIIe arrondissement, héberge notamment un espace public numérique (EPN). C’est l’@nnexe, proche de la Gare de Lyon. Cet EPN a la particularité d’utiliser 100 % de logiciels libres. Il est par ailleurs en train de mettre en place un jardin collectif qui comportera des plantes d’agréments et dans la mesure du possible des comestibles. Ce jardin fonctionnera en mode incredible-edible à partir de récup’ et réalisera son propre compost. Un candidat sérieux à l’agriculture urbaine donc.

Electrocycle, l’Asso D3E tente d’améliorer la mise en relation entre les lieux de collecte de D3E et les lieux de (ré)appropriation des savoirs et des techniques. Les EPN sont des lieux d’appropriation des savoirs. D’ailleurs dans un article découvert postérieurement à la visite de l’@nnexe, il semble qu’il y ait des réflexions en cours sur leur transformation vers un modèle Fablab : http://nod-a.com/2013/01/epnfablab/ . L’@nnexe a d’ailleur pris un peu d’avance avec son fabulab.
Les EPN sont aussi potentiellement des lieux où l’on pourrait collecter des D3E. Cet EPN en particulier envisageait de mettre en place des ateliers de reconditionnement informatique pour ses publics. Il y avait matière à discussion pour déterminer ce qu’il serait possible de réaliser ensemble.

Les discussions avec Yann ainsi qu’avec Stéphane furent passionnantes. Nous avons évoqués nos projets respectifs, leur souhait d’accueillir des install party, leur grande ouverture à l’égard des associations. Nous avons plus particulièrement réfléchi à la possibilité de mettre en place, sans doute vers juillet 2013, des ateliers de reconditionnement informatique à destination des publics de l’EPN et sous un mode « fait le toi-même » (DIY) mais avec de l’aide donc vraisemblablement plus sous une forme, faisons-le ensemble (Do it together). Des ateliers qui pourraient être extrêmement complémentaires des ateliers démontage/inventaire réalisés au sein de la Rockette Libre.
Le reconditionnement n’étant pas notre spécialité, nous avons proposé de parler de ce projet avec des structures rencontrées au cours de la conduite du projet sur les D3E. Ce fut chose faite, un peu plus tard dans la journée, lorsque nous avons pu revoir Jerry. Justine et Emilien, membres de ce collectif se sont montrés extrêmement intéressés par ce projet. Ils passeront sans doute prochainement pour découvrir l’@nnexe. Nous poursuivrons notre travail d’infomédiateur dans les semaines à venir notamment auprès de la Petite Rockettequi avait initialement un projet assez similaire et d’Emmabuntüs qui propose un système d’exploitation libre rendant une nouvelle jeunesse à de vieux PC.

le 10/05/2013
CD

Plug on Pmb & Web radio, futures nouveautés du projet wEEEki ?

Depuis le 16 novembre 2012, cinq ateliers démontage/inventaire d’équipements électriques et électroniques se sont succédés à la Rockette Libre. Comment fonctionnent ces ateliers ? Quelles leçons en tirer ? Quelles futures évolutions ?

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Découverte de la Collecterie de Montreuil

Deux des neufs membres de l’association qui a créé la Collecterie de Montreuil http://lacollecterie.org/ m’ont accueilli le vendredi 26 avril en fin d’après midi dans leur nouveau local, 18-30 rue Saint Antoine.
Un local particulièrement bien situé puisqu’il se trouve dans une ville qui s’est déclarée en Transition et dans un futur éco-quartier. La Collecterie joue déjà la carte de la synergie avec des acteurs existants limitrophes (collectifs d’artistes, futur fablab, établissement de co-working, Roms…) ou plus éloignés (Ressourcerie à 2 mains par ex.).

Après une visite guidée de la Collecterie j’ai plus particulièrement échangé avec Nicolas, bénévole de l’association, fervent militant du libre, co-fondateur de la première web radio francilienne (off line depuis peu) et grand récupérateur comme tous les membres de l’asso.

La Collecterie souhaiterait se spécialiser dans la menuisirie. Il existe d’ores et déjà un atelier menuiserie et un local de transformation.
La priorité du moment, c’est l’aménagement de la boutique et la mise en place d’une gestion informatisée. C’est plus particulièrement ce dernier point qui m’amenait. L’idée était de présenter succinctement le logiciel open source Pmb, initialement conçu pour de la gestion de bibliothèque.
Seul le front office à partir de http://bacasable.usinette.org/eee/opac_css/ et http://114.112.255.13/bibliotec/opac_css/ a été montré. Il conviendrait à mon avis de faire une session bis sur le backoffice de manière à faire gagner du temps à Nicolas pour le test de ce logiciel pour leurs besoins propres. [Pour info, il existe également une démo d’une partie du back office ici : http://pmb.biblio.free.fr/ ]
Quoique plus intéressé par les QRCode (lisibles par des smartphone) que par les codes-barres, une douchette leur a cependant été prêtée. Aucune durée de prêt n’a été déterminée. Ils verront d’abord s’ils en ont l’usage.

Enfin, nous avons évoqué quelques pistes de collaboration :

  • mise en relations avec d’autres acteurs de la récup’ grâce à nos contacts (Hackerspaces franciliens, repare café, FUC, Garage Numérique, Ressourcerie de la Petite Rockette…)
  • mise en place d’un outil informatisé pour mieux gérer la collecterie.
    Que Pmb ou un logiciel de commerce électronique open source soient ou non adoptés, il nous a paru important de rappeler les efforts menés actuellement par la ressourcerie de la Petite Rockette pour coder une solution libre d’un système intégré de gestion de ressourcerie.

Feedback from Round Tables on waste and common goods

The first « Festival de la Récup’ » (Recycling Festival) in the Region Ile de France took place from March 18th to March 24th 2013. This event was organized by ordinary citizen who are members of the collective « Festival des Utopies Concrètes » (FUC). On the subject of Common Goods, two discussions were scheduled : – Waste as Common Good of the Human World ! or gearing towards local citizen economy (Déchets, biens communs de l’humanité ! ou comment aller vers une économie locale et citoyenne (partie 1) – Transforming our Waste into Common Goods ! or regaining control over our waste (Transformons les « déchets » en biens communs ou comment nous réapproprier nos déchets (partie 2)

How were the two Round Tables organized? How was this experience limited? Why was it still enriching? What was said about Common Goods during these Round Tables?

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Le projet wEEEki

Et si l’on mettait en place ?

« Une base d’information universelle, accessible à tous, sur les équipements électriques et électroniques mettant l’accent sur les sous-ensembles des équipements et les matériaux utilisés pour les assembler. Elle prendrait la forme d’un wiki et d’une base de données. » in le projet wEEEki.

Avant de parvenir à un quelconque résultat, il convient de faire des tests. C’est ce que nous proposons de réaliser en partenariat avec la ressourcerie de la Petite Rockette, Usinette (qui héberge le prototype de catalogue d’équipements électriques et électroniques) au sein de la Rockette Libre, également hébergeur du wiki mis en place pour le projet wEEEki.

Pour donner plus de visibilité à ce projet, Electrocyle, l’Asso D3E a répondu à l’appel à projet des Amis de la Terre, « Agir pour un monde soutenable ». Voir la lettre de candidature

La liste suivante d’équipements électriques et électroniques à démanteler a été arrêtée :

  • imprimante à jet d’encre
  • grille pain
  • aspirateur
  • télécommande de télévision
  • chaine HiFi et enceinte
  • cafetière
  • four
  • four à micro-ondes
  • PC de bureau
  • routeur Wifi

Exemple de fiche wEEEki

CD

Un réseau social intégré avec de l'Open Access ?

Voa3r est un projet européen sur 3 ans piloté par l’Institut National de Recherche Agronomique (Inra). Il a donné lieu à une plateforme d’expertise dans les domaines de l’agriculture et de l’aquaculture développée en open-source.

Notre association a démandé s’il était possible d’utiliser ce logiciel. L’équipe projet de Voa3r a répondu positivement en nous fournissant documentation et logiciel.

Nous nous proposons progressivement de commencer sa personnalisation.
Pour l’instant, nous n’en sommes qu’à l’étape de découverte. Voa3r devenu provisoirement « Deer-Voa » est installé pour test sur le serveur d’un des membres du CA d’Electrocycle.

[A l’issu de différents tests, il a finalement été décidé de ne pas utiliser Voa3r et d’attendre d’avoir constituer un réseau de personnes intéressées par le projet D3E pour éventuellement relancer de nouveaux tests. Un projet de réseau social à partir de l’outil BuddyPress (extension de WordPress) est en cours.]

Dernière actualisation au 22/04/2014
CD