Démontage et hack d'un écran plat LCD

ecran plat D3E

Victime : LG Flatron LCD 563LE
Matricule : 107KG04999
Etat : D3E (fabriqué en juillet 2001)
Symptôme : écran devient noir après quelles secondes allumés, causes possibles : bloc alimentation défectueux ou bloc « gestion affichage » défectueux.

petit nom

I/ Démontage !

On commence par se débarrasser du pied, une fois déposé nous pouvons voir que notre écran est alimenté en CC (Courant Continu) 12V et que la sortie est du VGA.

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Ensuite on dépose la plasturgie arrière. Premier constat l’écran est quasiment totalement isolé par une cage de faraday (les plaques de métal qui protège les cartes électroniques) seule la carte de commande est en dehors.

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On libère la carte principale, gestion de l’alimentation, et du signal (entre la carte de commande et les autres cartes (2 visibles par les câbles qui sortent de la carte principale)

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Extraction de la carte principale.

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Dépose de la plasturgie avant (avec la carte de commande).

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On libère l’écran de sa cage (de faraday).

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Nous voyons maintenant la carte de gestion de l’éclairage de l’écran. (à gauche)

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Voilà pour la partie démontage. A partir de là 2 choix de hacks s’offrent à nous, le premier est un détecteur d’interférence électromagnétique sommaire, le second est un éclairage basse consommation par récupération du système d’éclairage de l’écran.

II/ Hack 1 : Le détecteur de bruit électromagnétique !

Assez simple, la cage de faraday protège la carte de gestion de l’affichage du bruit électromagnétique ambiant. Pour transformer de façon sommaire notre écran en détecteur, il suffit de retirer la cage de faraday. Sans cage la carte de gestion de l’affichage affichera un fond blanc attaqué par le bruit.

La vidéo montre le bruit généré par la simple carte principale non isolée.

III/ Hack 2 : Eclairage basse consommation (12V XW)

On continue de démonter l’écran pour extraire, la carte principale, la carte d’éclairage et les deux fluotubes qui sont la source de lumière de l’écran.

On rebranche le tout, on met en série un ampèremètre  pour pouvoir calculer la consommation du dispositif.

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Le système pour fonctionner à besoin de 1,6A environ (plus les néons sont chaud moins le courant est élevé, comme un diesel plus il est chaud moins il consomme de carburant) pour un courant de 12V en continue. Nous avons donc ici une puissance consommée de :

P = U.I (P notre puissance en Watt, U notre tension en Volt (ici 12V) et I notre inténsité en Ampère (ici 1,6A)

P = 12 x 1,6 = 19W

En comparaison mon ampoule basse consommation consomme 26W et éclaire jaune. La lumière d’un fluotube est blanche. Et la puissance décroit en fonction de la température des tubes, de 1,69A au démarrage à 1,45A en régime stationnaire (soit une puissance de 17,4W).

De plus la carte principale consomme pour des fonctionnalités qui ne sont plus utilisé (carte de commande, carte d’affichage, et gestion de la sortie vidéo), donc un système très certainement optimisable.

En conclusion, nous somme entre la LED et l’ampoule basse consommation.

Electrothèque, 3 outils à développer ou mettre en place

Depuis le début du projet D3E, il est question de mettre en place une électrothèque, qui aurai 3 fonctions qui correspondent aux trois outils.

– Un outil sera dédié à la recherche de composant/sous-ensemble/pièce (voir équipement), s’appuyant sur une base de donnée de nomenclature, cet outil indiquera à l’utilisateur dans quel équipement il pourra trouver le composant qu’il cherche.
(Ex : Je recherche un ventilateur 12V, je peux le trouver dans une alimentation de PC (avec listing des modèles connus))

– Un outil de localisation d’équipement, qui permettra de trouver un équipement rechercher sur un territoire donné.

– Un outil de suivi d’exemplaire, qui permettra de savoir quel équipement a été modifié (composant ou sous ensemble extrait ou ajouté, composant HS, panne connue, etc..) Afin de rendre ce suivi possible, ce modèle se basera sur du prêt d’équipement.

Nous avons déjà expérimenté les possibilités via le logiciel de gestion de bibliothèque PMB (prêt de livre, avec suivi d’exemplaire). Afin de rendre ce logiciel compatible avec nos attentes, un gros travail de modification est à faire. L’autre méthode consiste à repartir d’une page blanche et de tout développer nous même.

La question reste entière, mais nous lançons tout de même un appel :
si des développeurs (vraisemblablement web (PHP, js, HTML)) sont intéressés par les problématiques soulevées, et pourraient mettre la main à la patte n’hésitez pas à vous manifester, à nous proposer vos idées, ou toute autre remarque.

Une meilleure gestion des D3E est possible nous en sommes sûr, à nous de la mettre en place.

Compte rendu de l'Atelier Démontage Inventaire du 13/06/2014 : Assistant électronique, appareil photo numérique et Disque dur !

Le vendredi 13 juin, comme chaque second vendredi du mois, c’était Atelier Démontage Inventaire à la Rockette Libre.

Comme toujours atelier très riche, en info, en découverte et en émotion.

Au programme, un assistant électronique (agenda électronique en version amélioré) le Jornada (qui signifie journée en espagnol) 568 -> http://www.netppc.com/p.php3?p=testhp568.html&c=hardware&T=HP%20Jornada%20568

Il faut savoir que cet équipement à une histoire, celle de la création d’Electrocycle, l’asso D3E : http://www.assod3e.org/aux-origines-du-projet-d3e/

Panne constaté : aucun logiciel ne se lance (pas de boot) et écran à moitié noir.
Après démontage, nous avons constaté la ressemblance frappante entre cet équipement et un PC, aussi nous avons joué au jeux du « quoi est où ? » Et nous avons retrouvé, la mémoire vive, le µP (microprocesseur) et la carte mère. Le disque dur étant matérialisé par une disquette de mémoire flash amovible.

Le Jornada une fois démonter.
Le Jornada une fois démonter.

Nous avons confondu haut-parleur et microphone, mais pas d’inquiétude étant donné qu’il s’agit de la même technologie, l’une utilisé dans un sens (signal électrique -> champ magnétique -> mouvement cinématique -> son) et l’autre dans l’autre (son -> mouvement cinématique (de la membrane) -> champ magnétique -> signal électrique). Nous n’avons d’ailleurs pas manqué de faire le parallèle avec le moteur à courant continue et la génératrice. ^^

Jornada démonté, partie plasturgie.
Jornada démonté, partie plasturgie.

Le diagnostique fut sans appel, pour un équipement de ce genre, miniaturisé au possible, une réparation (sauf par remplacement, vraisemblablement de la carte mère) n’est pas envisageable, la réutilisation (batterie, écran (commandable par arduino : http://fr.wikipedia.org/wiki/Arduino), micro, speaker) est, elle, possible.

Il est à noté que tout du long durant cet atelier, Olive, solitaire, performait dans son coin une réparation. Celle d’un appareil photo numérique, qui étant tombé avait son module optique (zoom) enrayé.

Au moment ou nous avions fini le démontage du Jornada, il arrivait, après une 30aine de micro-vis à extraire le module optique de l’appareil, pour enfin peut-être réparé l’équipement.

Le temps de remonter le Jornada, qu’Olive avait trouvé la panne, et l’avait réparé. Il s’agissait d’une pièce de plastique sortie de son emplacement. Il restait à remonté l’appareil qui était désormais fonctionnel.

Durant ce temps à l’autre bout de la table, on s’attaquai à un disque dur.
Pas simple à ouvrir, pensez à regarder sous les étiquettes qui mettent en garde contre une perte de la garantie. 😉
Une fois ouvert, on découvre cette magnifique platine, digne des meilleurs DJ’s, Nestor nous fit une démo très convaincante.

Platine disque dur
Platine disque dur

Mais comment sont stockées les données ? Sur un support magnétique (tout comme les ticket de métro ou les cassette à bande magnétique) qui est ici un disque qui effectivement est dur. (et non pas souple comme on trouve dans les disquettes par exemple)
La tête de lecture est guidée par une bobine nichée entre deux aimants permanents, qui par la circulation du courant déplace la tête autour d’un axe. Enfin un moteur fait tourner le disque au fameuse vitesse fièrement affiché sur les fiches techniques des disques durs aujourd’hui. (A noté que plus ça tourne vite, plus les erreurs d’écritures et de lectures sont nombreuses, en contrepartie plus l’accès à la donnée et à son chargement est rapide. ;))

Disque dur démonté
Disque dur démonté

Que d’émotion, le disque, démonté, l’appareil remonté et fonctionnel, un grand bravo à Olive pour sa performance.

En parlant d’émotion, nous invitons les personnes n’ayant pas bien dormi, énervé, qui pourrait s’égaré dans du lâchage d’insultes devant une une toute autre. Electrocycle, l’asso D3E, co-organise des ateliers ouverts, collaboratifs et à vocation pacifique voir relaxante, en aucun cas l’énervement et l’insulte ne seront être les bienvenues lors des prochaines séances.

Pour finir, impossible de ne pas mentionner, cette pépite que Martin nous a apportée, le dernier cri de obsolescence programmée, le DVD-D, un DVD jetable qui affiche fièrement une durée de vie de 24h maximum, un exploit de la technologie, je vous laisse découvrir ou redécouvrir cette aberration par vous même :
http://fr.wikipedia.org/wiki/DVD_jetable

Si vous avez envie de participer au prochain Atelier Démontage Inventaire, dans la joie et la bonne humeur.. C’est par ici -> Rockette Libre !

Compte rendu de l'Atelier Démontage Inventaire du 09/05/2014 : Poste audio, perceuse et machine expresso !

Le vendredi 9 mai 2014 c’était atelier démontage inventaire à la Rockette Libre, et on peut dire qu’on en a démonté du D3E.

Le poste audio (K7, CD, FM) était totalement fonctionnel, le fait d’être dans la ressourcerie nous a permis de tester successivement le lecteur CD, le lecteur cassette. Tout marchait sur notre patient, seul soucis, les boutons de commande du lecteur cassette manquaient, en secouant l’engin, nous avons découvert que les boutons étaient tombé dans l’appareil.

« Allez on le démonte pour aller les récupérer ! »

Que nenni, en retournant notre combiné nous avons pu extraire les précieux boutons et les faire sortir.

Diagnostique final de notre premier patient, tout marche mais il manque un seul et unique bouton, le bouton stop/eject.

Notre deuxième patient était une perceuse-marteleuse BOSCH.
Test habituel pour faire notre premier diagnostique on la branche et on voit se qui se passe : rien.

« On la démonte !!! »

On ouvre la machine et on voit le magnifique moteur, il n’y a dedans presque que lui.
On s’attelle à le sortir, mais l’une des vis qui tient le réducteur est grippée, impossible de la déloger, coup de marteau, pince, force, rien n’y fait. Il s’agit d’une vise cruciforme (+) nous décidons donc de la scier par le haut afin d’en faire une vis à tête plate (-), ainsi avec un tourne vis plat plus large nous pouvons exercer un couple plus important et donc déloger le forcené.
Le moteur est sorti, cette fois ci, nous pouvons bien voir le rotor et le stator, les faire tourner, mais l’explication théorique sur le fonctionnement du moteur, reste une tache difficile. (Je vous renvoie vers la petite vidéo qui vous dira tout à ce sujet : http://youtu.be/nvqGOn1ZFIw principe de base simple moteur à courant continue)
Il y a dans la perceuse une hélice, qui sert à dissiper la chaleur générée par le moteur, qui est purement et simplement du même type que celui de l’aspirateur (cf. atelier du 11/04/2014).
La partie pour basculer du mode perceuse au mode perceuse-marteleuse, à l’aide d’un commutateur (mécanique) à bille, qui contraint ou non la partie qui accueille le foret dans une position ou dans l’autre (l’autre étant appuyée contre une rondelle crantée qui génère le mouvement de martèlement.)
Enfin l’interrupteur avec un condo et une diode, un système de maintient en position marche.
Et bien sûr j’oubliai, qui dit moteur dit charbons, nos petits chouchous étaient bien usés possiblement l’origine de la panne. Mais l’une des bobines du stator (partie fixe du moteur) avait un fil coupé, ce qui rend toute la bobine inutile car le courant ne peut plus la traverser.
Pour finir la soirée nous avons démonté un troisième patient en express, une machine à expresso.

Test de base on la branche et on se fait un café, tout marche nickel.

« Euh, du coup on la démonte ? » « On la démonte !!! »

Assez difficile à démonter, système de clips en plastique principalement et deux vis torx cachées à l’intérieur de la machine.
Une fois démonté, on voit la pompe qui aspire l’eau du réservoir, pour l’envoyer dans ce qui n’est ni plus ni moins qu’un ballon d’eau chaude, de là l’eau chaude sous pression est envoyée vers la capsule et finit dans la tasse.

Le réservoir (ballon) de la machine à expresso
Le réservoir (ballon) de la machine à expresso

Rien de bien compliqué sauf la partie commande électronique que nous n’avons pas touchée (par faute de temps) et le capteur de niveau d’eau qui est très probablement un capteur magnétique (système de contact par aimant qui indique si oui ou non le niveau d’eau est suffisant.
Par contre le fait de la faire fonctionner avant de la démonter, est à éviter, car la résistance de chauffe du ballon, était brûlante, et on c’est brûlés les doigts à plusieurs reprises. ^^
Une fois remonté, une grosse fuite est apparue, surement un couac au remontage ou au démontage (on a été un peu bourrin par moment).

Atelier riche en démontage, en notion d’électricité (nous avons parlé du déphasage et des techniques de bobinage notamment), et en débats divers et variés, on été abordés les thèmes suivants (critique de la valeur, véganisme, ultra-consommation, salaire universel et j’en passe. :)).

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