Atelier démontage/inventaire d’un appareil photo au Summer Lab de Nantes

Les ateliers de démontage/inventaire d’équipements électriques et électroniques initiés à la Rockette Libre s’opèrent dans un certain contexte. En effet, réalisés dans les locaux d’une ressourcerie, nul besoin de s’inquiéter du devenir des pièces détachées après le démontage. Par ailleurs, il s’agit d’ateliers de sensibilisation et finalement l’objectif n’est pas temps d’inventorier les sous ensembles de l’équipement que de prendre prétexte d’un démontage pour proposer une discussion sur cet équipement, la technique ou la technologie en général et la problématique des D3E.
La tenue d’un atelier démontage/inventaire lors du Summer Lab de Nantes fut particulièrement intéressante puisqu’il permis de partir sur d’autres pistes en vue de proposer une méthodologie de démontage/inventaire tout en image.

Le démontage en image

L’appareil photo avant démontage

Dos Nikon
Dos Nikon
face Nikon
face Nikon

Les étapes du démontage

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Cache de l'écran
Cache de l’écran
Dos de l'écran
Dos de l’écran

Quels sous-ensembles ?

Idéalement, il conviendrait d’avoir une photographie avec toutes les pièces détachées qui ont été mises en lumière. Cela permettrait ainsi de nommer après-coup les sous-ensembles. Ce sera pour un prochain atelier démontage/inventaire en image. 🙂

L’après démontage ?

A l’issu d’un démontage sans qu’il ait été envisagé dès le départ son remontage, il y a toujours 3 piles. Celle des pièces qui vont pouvoir être utilisées, celle potentiellement utilisables et celle dont on est quasiment sûr qu’on n’en fera jamais rien.
Pour les cas de réutilisations, penser à la documentation. Imaginer que votre cas puisse être reproduit sur une large échelle… Et félicitations, vous êtes un acteur (encore méconnu) de la réutilisation – qui si vos deux autres piles sont correctement gérées – est plus vertueuse que le recyclage.
Pour les potentiellement utilisables, nous pourrions envisager un système d’information hors circuit marchand pour s’échanger / se donner les pièces dans un territoire limité.
Pour les « déchets ultimes », n’oubliez pas que les D3E sont extrêmement polluants et qu’il convient d’éviter de les jeter n’importe où.

Quelles leçons tirées de cet autre type de démontage/inventaire ?

Des propositions avaient déjà été faites lors de démontage/inventaire à la Rockette-Libre de prendre des photos. Cette solution n’avait pas été retenue pour plusieurs raisons :

a. nous n’avions pas d’appareil photo lors des précédents ateliers !

b. cette technique posent tout un tas de questions qui se rajoutent à celles que nous avions déjà :

  1. Quelles réactions auraient un constructeur lorsqu’il découvrirait que des photos de son produit (devenu déchet) sont sur le net ?
  2. Où héberger ces photographies ? L’image est beaucoup plus volumineuse que du texte. Surtout si on imagine que des milliers d’individus se mettent à prendre des photos et à les mettre à disposition.
  3. Quelles licences choisir (CC BY SA, …) ?
  4. Quels poids pour ces images ? Quelle taille limite faut-il fixer ?
  5. Doit-on nommer d’une certaine manière les différents fichiers des images ?
  6. Quel système de métadonnées (Exif, XMP, IPTC, autres) et quels tags utiliser ?
  7. Comment articuler la prise de photos à un dispositif plus général de réflexions sur l’équipement démantelé et sur les pistes de réutilisation de certaines pièces ?

Cette liste de questions n’est évidemment pas exhaustive. Certaines réponses sont en cours de discussion ou le seront dans les mois à venir. Si certains veulent participer aux réflexions en septembre, n’hésitez pas à nous contacter !

Le 22 juill. 2013
CD

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